vendredi 29 janvier 2010

Ignatieff est un irresponsable

À ceux qui pensent que le mot «irresponsable» est employée sans réflexion, étirez vos doigts sept fois avant de taper votre commentaire. Encore une fois, Michael Ignatieff, le chef du Parti libéral du Canada (PLC), dit qu'il n'a point l'intention de déclencher des élections ce printemps. Sérieusement, s'il pense qu'il sert l'intérêt des Canadiens, il se fourvoye!

Tout d'abord, oubliez les sondages. Le gros bonnet du PLC croit encore que les Canadiens ne veulent pas d'élections fédérales. Or, c'est navrant de voir à quel point un homme - que l'on dit intelligent - n'arrive pas exposer les raisons pour lesquelles Stephen Harper, le Premier ministre du Canada, ne méritent pas notre confiance. Pourtant, il ne manque pas de preuves pour soumettre notre gouvernement à un vote de confiance.

Par exemple, il y a la prorogation du Parlement. En gros, ce geste montre que Harper n'est pas capable de vivre avec l'adversité. De plus, comme je l'ai déjà écrit, le Premier ministre a montré qu'il est capable d'abuser de ses pouvoirs dans les limites de la légalité. Hey, si vous me croyez pas que la prorogation fait partie de nos procédures parlementaires, jetez un coup d'œil par vous-même.

En réalité, la raison pour laquelle Stephen Harper ne mérite pas notre confiance est simple. De mandat en mandat, il a commis une ignominie incroyable en tentant véritablement de contrôler l'information comme l'a montré hier un reportage de Guy Gendron, un journaliste à l'émission Enquête. Non seulement on apprend que des informations gouvernementales ne sont pas mises en ligne ou rendues systématiquement publiques, mais on apprend aussi que le Premier ministre évite de rencontrer les journalistes le plus souvent possible.

Que fait Michael Ignatieff pour stopper cela une fois pour tout? Rien!

Cela dit, Ignatieff n'a lui-même rien à gagner en convoquant les Canadiens aux urnes. Après tout, malgré ses dénonciations du gouvernement Harper, Ignatieff a toujours montré à la population qu'il a sans cesse renouvelé sa confiance envers un gouvernement avec lequel toutes les possibilités de cohabitation ont été épuisées!

2 comments:

  1. Vous pensez sérieusement que le PLC est une alternative crédible aux conservateurs?

    Et, les sondages le montrent, à quoi bon faire une autre élection si le PLC n'est pas au moins à 70% sûr de la gagner? Pour se retrouver au même résultat que 2006 et 2008?

    Je ne sais pas ce qu'Ignatieff pourrait faire pour reconquérir les canadiens mais une seule chose est sûre, il aurait dû battre le fer quand il était chaud et défaire le gouvernement au printemps ou à l'été dernier alors qu'il était frais nouveau et qu'il était au plus haut dans les sondages. Maintenant, son étoile a beaucoup pâli et à l'instar de Barack Obama, il n'est plus la saveur de la semaine. Alors à sa place, j'attendrais qu'Harper, trop sûr de lui les déclanche et on se retrouvera au stade de 2008 mais au moins Ignatieff n'aura pas l'odieu d'avoir déclanché les élections inutilement sur les épaules. Cet odieu ira à Harper et aux conservateurs qui à l'instar de Charest et ses libéraux au provincial semblent faits de téflon car tout leur coule dessus comme de l'eau sur le dos d'un canard et rien ne semble les atteindre.

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  2. Loin de moi l'idée de croire que le PLC est une alternative crédible mieux que le PC. Je ne voterai pas pour un chef (Ignatieff) qui n'arrête pas de croire que son «auguste personne» à elle seule l'aidera à gagner la sympathie des Canadiens.

    Pour ce qui est de la comparaison avec Jean Charest, je ne l'achète pas. Stephen Harper semble être capable de prendre les décisions difficiles. Quant à Charest, lui, la raison pour laquelle il maintient sa popularité non-méritée est bien simple. Son gouvernement fait beaucoup de tapage médiatique sur des décisions ou des annonces qui risquent d'unir la population (ex: octroi de prêts aux propriétaires du Canadiens, annonce d'aides à Haïti, tentative de tisser des liens avec des collaborateurs d'Obama et j'en passe). Pour ce qui est des choses controversées, on peut se rappeler comment le PM a tenté d'étouffer la promulgation du projet de loi C-16 ou son refus de déclencher (et d'en parler abondamment) une enquête publique sur le milieu de la construction.

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