Il y a quelque chose qui a du m'échapper ces derniers temps concernant l'ouverture des Jeux Olympiques à Vancouver et l'affichage en général.
Je ne comprend pas du tout les plaintes faces au manque de français aux Jeux Olympiques à Vancouver. Et au monde en général. Nous ne sommes plus au temps du baron de Coubertin où la langue française était encore la langue privilégiée de la diplomatie mondiale.
Comme le dit si bien Jean-François Lisée sur son blogue, « Le français est quasi inexistant en Colombie-Britannique. En fait, le français n’y est pas la première langue minoritaire. Vous le savez, c’est le mandarin. Il n’est pas la deuxième langue minoritaire, c’est le pendjabi. Il n’est pas la troisième, c’est le coréen. Il n’est pas la quatrième, c’est le tagalog, langue des Philippins. Il n’est pas la cinquième, c’est le vietnamien. Il n’est pas la sixième, c’est le perse. Le français y est la septième langue minoritaire. »
Septième langue minoritaire! Ne venez surtout pas me dire qu'il n'y avait pas assez de français à Vancouver, pour la situation locale il me semble que je serais totalement en furie si j'étais un Canadien d'ascendance chinoise, indienne, coréenne, philippine, tiens donc, vietnamien (!!) et perse. La langue de mes ancêtres vietnamiens est plus légitime que le français à Vancouver si on tient compte de la réalité de Vancouver.
Mais attention me dira-t-on, il s'agit du Canada, un pays officiellement bilingue, et il faut qu'il montre cela à la face du monde entier? Mais pourquoi faire en fait? Pour continuer ce mensonge éhonté à nous-mêmes et à la face du monde entier. Ce pays n'a jamais été bilingue et je doute qu'il existe tant de pays où les INDIVIDUS sont bilingues en très grand pourcentage sauf dans des situations où différentes langues véhiculaires se font une compétition féroce... comme dans la région de Montréal, dans l'est de l'Ontario et dans la Péninsule acadienne.
Pensons un seul instant que les Jeux Olympiques d'hiver se soient tenus dans la magnifique ville de Québec. Combien de temps aurait-il fallu pour que des gens fassent connaitre leur mécontentement de la présence excessive de l'anglais dans ce qui est le coeur de ce qui reste de l'Amérique francophone? Moi je dis qu'il aurait fallu peu de temps.
Je suis tellement écoeuré de l'aveuglement volontaire. Montréal a-t-elle déjà été à 95% francophone quand elle ne s'appelait pas Ville-Marie? Même Québec a déjà été à 50% anglophone au 19e siècle. La proportion des francophones dans le Canada diminue parce que les autres provinces enregistrent des hausses dues largement à une plus grande immigration. La grande pomme de discorde c'est le statut de Montréal; c'est supposément la deuxième ville francophone du monde, mais pour moi c'est une lubie totale.
Montréal n'est pas francophone, je n'ai jamais senti que la ville était francophone dans l'âme, l'affichage en français me parait tant artificiel et trahit souvent l'influence britannique incroyable qui a fait de cette ville la métropole du Canada pendant un siècle. Mais en même temps, Montréal n'est pas qu'anglophone, il y a suffisamment de francophones et d'institutions de longue date comme l'Université de Montréal qui nous le prouve.
De même Vancouver est tout sauf bilingue français-anglais. Pourquoi imposer une réalité par un idéal? Je suis extrêmement cynique ici mais je crois que les lois sur la langue au Canada et au rancart devraient être mises au rancart. Qu'on laisse les rapports de force se faire tout seul. Et tant pis si le français disparait et que le chinois devienne plus important que l'anglais à Vancouver.
Enough said.
Libellés
léonard
réflexions
politique québécoise
conneries
anh khoi
politique canadienne
politique municipale
politique montréalaise
économie
religion
environnement
politique américaine
climat
fait français
langues
histoire
transport en commun
météo
politique israélienne
santé
biologie
culture
itinérance
littérature
politique chinoise
politique européenne
politique haïtienne
politique ontarienne
politique palestinienne
Facebook
délire
généalogie
honneurs
introduction
nature
pauvreté
politique afghane
politique albertaine
politique autochtone
politique française
politique japonaise
politique manitobaine
politique néobrunswickoise
politique terre-neuvienne
politique vietnamienne
science
sport
vendredi 19 février 2010
Inscription à :
Publier les commentaires (Atom)

Ces arguments prouvent que le Canada est très différent d'un océan à l'autre. Ironiquement, ceci donne une raison pour les Québécois de se sentir qu'ils n'ont pas la même identité que le reste du Canada. L'usage du français là-bas m'importe peu, mais l'anglais et le français sont les deux langues de l'histoire du Canada. Pour certains, enlever le français est comme enlever une partie de son histoire (du Canada).
RépondreSupprimerIdéalement, un Canada multiculturel aura l'anglais seulement pour communiquer au niveau international. Le français est plutôt un statut historique que pratique, au moins dans les provinces hors du Québec.
Le dilemme ici est de plaire le pays ou la région/province; on ne peut pas avoir un et l'autre en même temps.
Pourquoi critique-t-on avec droit les organisateurs des JO de Vancouver pour l'absence de français?
RépondreSupprimerLe français est inscrit dans la charte du CIO comme la langue première des JO. Ceci afin de servir dans leur langue les nombreux francophones du monde entier, car les JO c'est un spectacle planétaire, et non juste pour les francophones du Québec.
C'est quand même assez incroyable de constater qu'il y a eu plus de français à l'ouverture des JO de Beijing qu'à ceux de Vancouver. Pourquoi? Parce que les Chinois ont respectés la charte du CIO et respectés les francophones du monde entier qui écoute et regarde les JO.
Même l'affichage sur tout les sites olympiques des JO de Beijing respectait la charte du CIO. Il y avait les deux langues que la charte oblige, le français et l'anglais en plus du mandarin pour la population local.
Le Canada anglais fait bande à part. C'est un maque de respect. Si vous allez sur le site des archives de Radio-Canada, vous pouvez revoir la cérémonie des JO de Montréal en 1976 et vous verrez que le français et l'anglais sont présent.
Bien libre à vous de vouloir laisser mourir la langue française, c'est d'aileurs ce que les Britaniques voulaient lors de la conquête. Avec des gens comme vous ils finiront par réusir. Moi de mon côté, tout en restant ouvert à la culture anglo-saxone, je vais me battre pour que le français reste vivant dans la belle province du Québec.
Que la présence francophone ait été insuffisante, cela n'est pas à prouver. Ce qui m'a énormément choqué, c'est que les cérémonies d'ouverture ont fait passer le Canada pour un pays presqu'entièrement anglo-saxon au même titre que la Grande-Bretagne ou les États-Unis. Bonjour le respect non seulement pour la Loi sur les langues officielles et la charte des JO! Bref, en autant que j'aime les Canadiens anglais, je trouve que bon nombre d'entre eux sont très anglo-centriques au point où ils ignorent le fait français. Pour ce qui est de la présence québécoise, ça s'est limité à une référence à la légende de la chasse-galerie, une citation (traduite en anglais?!?!) de «l'historien» François-Xavier Garneau, Roméo Dallaire, Julie Payette, la chanteuse Nikki Yanofsky (une Montréalaise incapable de s'exprimer en français malgré son jeune âge) et la chanson «Hallelujah» (écrite par Leonard Cohen).
RépondreSupprimer«Montréal n'est pas francophone, je n'ai jamais senti que la ville était francophone dans l'âme, l'affichage en français me parait tant artificiel et trahit souvent l'influence britannique incroyable qui a fait de cette ville la métropole du Canada pendant un siècle. Mais en même temps, Montréal n'est pas qu'anglophone, il y a suffisamment de francophones et d'institutions de longue date comme l'Université de Montréal qui nous le prouve.»
L'influence britannique a marqué Montréal. Par contre, de nos jours, si la ville est artificiellement francophone comme tu le dis, c'est parce que la majorité des Montréalais (et même le reste du Québec) sont assez stupides pour croire que la Loi sur les langues officielles les place dans l'obligation morale de s'exprimer en anglais à tout moment. Pourtant, combien de personnes oseraient remettre les Anglo-Montréalais (et même d'autres ethnies) «à leur place» en leur disant que cette loi ne réserve un statut égal aux deux langues que dans les institutions fédérales? Après tout, si je cherchais à me faire servir en français en-dehors des institutions fédérales à Vancouver, Calgary ou Toronto, je me ferais remettre à ma place non pas parce que l'ensemble des Canadiens anglais sont politiquement cultivés, mais parce qu'ils ont une arrogance (que j'admire tout de même) que nous, la majorité des Québécois, n'avons pas.
J'aime beaucoup provoquer en écrivant des choses en ayant un style peu délicat.
RépondreSupprimerOui, le français est inscrit dans la charte du CIO comme la langue première des JO, est une langue de travail aux Nations Unies, dans l'Union européenne. Mais sortons du cadre des lois. Quelle langue véhiculaire est utilisée même quand il n'y a pas de statut officiel? L'anglais. Le français comme langue véhiculaire ou post-coloniale, ce n'est qu'en Afrique «francophone» qu'on ne l'utilise. Je mets entre guillemets «francophone» parce que la plupart des locuteurs du français en Afrique ont cette langue comme une langue seconde, et ceci est dû uniquement au colonialisme, comme l'anglais en Inde.
Que la cérémonie des JO de Montréal ait été dans les deux langues, c'est tout à fait normal et attendu car cela correspond à la réalité montréalaise. Les Chinois ont respecté la charte du CIO soit, mais il n'y a aucune amertume entre la Chine et le monde francophone. Alors que l'anglais a remplacé le français comme langue diplomatique, comme langue commune.
Je n'ai aucune intention de laisser mourir le français sur le plan individuel. C'est la langue de mon père et des dix générations descendant de Noël Langlois qui s'est établi dans la région de Québec. J'utilise le français tous les jours, et c'est la langue dans laquelle je m'exprime le mieux. Vous mêlez la réalité québécoise et celle de Vancouver, qui n'ont à priori rien à voir, sauf que nous sommes encore dans le même pays, et ce, malgré le côté artificiel de ce dernier.
Les lois qui briment la liberté ne créent que du ressentiment; c'est aux individus de faire les rapports de force eux-mêmes. Il y a une loi 101, maintes fois charcutée de toute façon, et j'ai beaucoup d'anciens collègues de classe qui ont fréquenté l'école française mais qui ne sont jamais devenus des francophones. Ils savent parler le français mais n'utilisent pas cette langue parce que de toute façon, on ne leur a pas donné le choix. Cette propension à la coercition me dégoutera toujours. Il y a cet article de ce professeur de français langue seconde, et je suis d'accord avec lui à 95%:
« Les lois linguistiques déclarées inconstitutionnelles, la culture américaine en super concentré, la mollesse du Canada à défendre sa minorité linguistique, la migration des francophones vers les banlieues, etc. Tous changements dans ces domaines ne ramèneront pas le français à Montréal tant que les francophones ne seront pas plus proactifs dans la préservation de leur héritage culturel français.
Bon nombre d'immigrants me répètent qu'ils se font répondre en anglais lorsqu'ils essaient de parler français. Combien de fois a-t-on accepté de se faire servir en anglais alors qu'il aurait été si simple de refuser le service et d'aller se pointer le nez ailleurs? »
L'erreur que je reproche aux militants pro-français, c'est de vouloir utiliser une loi coercitive pour imposer ses vues alors que la solution du problème se trouve uniquement chez les invididus.
"Pourquoi imposer une réalité par un idéal? "
RépondreSupprimerParce que la Colombie Britannique a signé la constitution canadienne de 1982 qui fait du Canada un pays officiellement bilingue. Personne ne leur a mis un couteau sous la gorge pour la signer cette constitution canadienne. S'ils ne voulaient pas, ils avaient le choix de la faire modifier ou de se retirer de la fédération canadienne.
Si les jeux olympiques avaient lieu en Suisse, un pays officiellement trilingue (français, italien, allemand) avait lieu dans une ville à majorité germanique à 99% disons, est-ce que les deux autres langues auraient accepté que les cérémonies d'ouverture de leur jeux aient lieu à 99% en allemand puisqu'ils sont dans une ville à 99% germanique?
Or, ce ne sont pas les jeux de Vancouver avant tout ni ceux de la Colombie Britannique. Si tel était le cas, on verrait des athlètes de Vancouver compétitioner avec les armoiries de la ville de Vancouver ou encore le drapeau de la province, la Colombie Britannique. Or, ce sont les jeux du Canada, un pays officiellement bilingue (anglais-français) que la réalité démographique de la ville en fasse état ou non.
Moi, je suis pour le fédéralisme et pour le bilinguisme institutionnalisé car je crois dans ce pays. Et je suis pour les droits constitutionnels car ceux et celles qui connaissent les lois savent que c'est cela qui définit un pays. Maintenant, si des gens veulent militer pour changer la constitution qu'ils le fassent ouvertement et sans détour ce que je respecte bien plus que des gens qui veulent contourner la constitution sous prétexte que les réalités démographiques sont en décalage avec celle-ci.