Après avoir pris connaissance du budget provincial, force est de constater qu'il maintient les vaches sacrées du «modèle québécois» à un prix très élevé: il fera saigner davantage nos portefeuilles. Évidemment, la santé est une preuve criante de cela gracieuseté de la foi dogmatique du gouvernement Charest envers le monopole public dans la santé.
D'ailleurs, ce passage du guide sur les faits saillants du budget est très éloquent: «De nouvelles sources de revenus seront réservées à la santé pour maintenir à 5 % la croissance annuelle des dépenses totales de santé.
Ce rythme assurera à la fois des services de santé de qualité et le maintien des autres missions essentielles de l’État.» Cela dit, le contribuable québécois, en plus de payer ses impôts, paiera aussi une cotisation annuelle pour la santé publique. Tout d'abord, ce sera de 25$ en 2010, de 100$ en 2011 et 200$ en 2012.
Chouette une taxe directe de plus! Selon un principe de l'économie, plus on a des services publics, plus nos impôts seront élevés. De plus, on devrait en avoir pour notre argent.
Or, malgré l'ajout de cette nouvelle taxe, cela n'améliorera pas notre système de santé ou plutôt l'idée de maintenir à tout prix le monopole public dans la santé. Après tout, alors que les dépenses annuelles n'ont cessé d'augmenter, les sept dernières années du règne de Jean Charest montre que notre système de santé ne s'est point amélioré. Bref, autant dire qu'au Québec, il est plus facile d'attendre dans un couloir (ou plutôt y mourir) plutôt que de recevoir certains services dans un délai raisonnable.
De plus, l'idée de Raymond Bachand, le ministre des Finances du Québec, ne tient pas debout. Effectivement, elle présuppose que tous ont besoin d'aller se faire traiter dans le réseau public à tout moment. Bref, vouloir maintenir un réseau public est une chose. Par contre, penser que tous veulent aller au public et forcer tout le monde à le faire en est une autre!
Hélas, si Raymond Bachand et Yves Bolduc, le ministre de la Santé, ne comprennent pas cela, n'espérez pas que Jean Charest, le Premier ministre du Québec, comprendra cela. Qu'est-ce que cela prendra-t-il au Québec pour comprendre que le maintien dogmatique du monopole public dans la santé est vraiment le pire système du monde développé? Si le gouvernement du Québec voulait réellement améliorer notre système de santé tout en allégeant les dépenses dans la santé, il permettrait la mixité (public et privé) dans la santé comme le font bien des pays européens et [roulements de tambours] les États-Unis d'Obama (que Jean Charest admire aveuglement).
Après tout, le monopole public dans la santé tel que défendu au Québec est discrédité. Cela peut être mis sur principalement sur le compte de notre lourde bureaucratie, les files d'attente saturées (pour certains services) et les révélations d'histoire de personnes qui meurent dans des couloirs d'hôpitaux parce qu'ils n'ont pas reçu leurs soins. En plus, en mettant plus d'argent dans la santé, le gouvernement Charest ne réussira pas son pari de vouloir améliorer le monopole public dans la santé quoiqu'il en pense.


Le problème en fait, ce que tout n'est pas question d'argent. Le budget de la santé n'arrête pas d'augmenter, et pourtant on peine à voir la couleur de notre argent en termes de soin. Ça ne se limite pas seulement à la santé, c'est la même chose dans le transport, il y a de l'argent qui est mis mais qui au final ne se ramasse pas sur de la nouvelle asphalte. C'est mal géré et corrompu jusqu'à la moelle. J'suis tanné de nos dirigeants...
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