dimanche 21 mars 2010

Cul de sac politique

Après que le gouvernement Charest n'en finit plus de repousser une éventuelle enquête sur le milieu de construction, ce qui laisse entrevoir que la pourriture est une grande source de financement pour le parti dirigé par ce dernier, tout en constatant que le PQ n'est plus que l'ombre de lui-même, se cherchant, et essayant de se comporter comme feu l'ADQ, si des élections étaient déclenchées je crois bien que moi et tant d'autres électeurs ne se donneraient pas la peine de voter.

On pourra dire ce qu'on voudra du seul député Amir Khadir, chic type, qui est probablement le seul à poser des questions audacieuses dans l'Assemblée nationale. En même temps, je suis bien conscient qu'en dehors de quelques circonscriptions montréalaises, QS n'a pas vraiment de chance (quel euphémisme) de prendre le pouvoir. L'équation n'est pas bien compliquée... malgré toutes les allégations de corruption, de malversations, de financement illicite, le PLQ ne peut pas être détrôné dans la majorité des circonscriptions montréalaises où les francophones ne forment pas une écrasante majorité pour la simple et bonne raison que tous les partis qui aient existé ont toujours été trop nationalistes québécois au goût des allophones et des anglos, sauf peut-être le parti Égalité il y a bientôt deux décennies. Et le PQ n'arrive pas à ressusciter et à renouveler le projet souverainiste/indépendantiste, et met à la porte ses éléments les plus à gauche, parmi lesquels certains pourraient être tentés de lorgner vers les tiers partis comme QS et le PVQ (parti vert).

Dans un contexte où aucune alternative viable existante semble se dessiner, je crois fermement que si les signataires de Québec lucide et les ténors de la droite québécoise formaient un parti de centre-droit, sans regard à la question nationale, tout en jouant sur la laïcité, je crois que ce parti raflerait une majorité écrasante dans la couronne du 450, dans la région de Québec, tout en marginalisant Montréal l'île où ils se planteraient (pas assez fédéraliste et multiculturaliste pour les uns, trop à droite pour les autres) et les régions plus éloignées (plus dépendantes de l'État dû à des économies centrées sur une ressource principale). Le jour où cela arrivera, cela confirmera encore plus le fossé grandissant entre Montréal et le reste du Québec, ce qui avait déjà été illustré brièvement en 2007 avec l'ADQ comme opposition officielle.
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